Aller à la poursuite de mes rêves

Avoir 5 ans, vouloir être vétérinaire. Avoir 8 ans, vouloir être psychologue. Avoir 13 ans, vouloir être musicienne. Avoir 16 ans, vouloir être maquilleuse. Avoir 20 ans et une vie qui ne mène nulle part. Avoir 25 ans et rêver de liberté. Avoir 30 ans, vouloir tout recommencer.

Regarder tous ces gens qui ont le bonheur plus facile que d’autres. Ces personnes qui dévorent chaque parcelle de bonheur. Des gens qui ont l’âme en paix. Il y a aussi ceux qui réalisent leurs rêves. Travail acharné? Chance? Aucune idée. Il y a aussi ceux qui ne feront qu’espérer toute leur vie. Attendre l’opportunité d’une vie. Qui n’arrive pas. Finir sa vie avec un paquet de regrets. Mon plus gros cauchemar.

Que reste-t-il sans les rêves? La peur de ne jamais pouvoir les réaliser, de voir la vie filer dans un claquement de doigts sans avoir pu lui dire de s’arrêter un brin, que moi aussi j’ai des choses à réaliser et que je n’aurai jamais le temps. Être heureuse sans rêves et sans attentes? Impossible. Pas dans mon cœur, pas dans ma tête.

Me dire de rester patiente, que mon tour viendra. Y croire de moins en moins. Penser que l’univers m’a oubliée. Me fâcher contre moi-même d’être aussi défaitiste, continuer d’espérer encore un peu. Donner tout ce que j’ai pour faire décoller mes rêves. Fermer mes yeux le soir et imaginer ma vie autrement.

Ne jamais arrêter de penser à la réussite. Garder espoir. Même quand le cœur ne suit plus, toujours regarder en avant. Même quand mes bras retombent, ne jamais abandonner. Même quand mon esprit me joue des tours, rester plus forte que lui.

Une seule vie, pas deux. Une seule partie sans game over. Aucun échange, aucun remboursement. Trop tard, faut faire avec, même si défectueuse.

Aller à la poursuite de mes rêves, coûte que coûte.