Objectif perte de poids: ce que j’ai appris de mon échec

Avec le printemps qui s’amène trop tranquillement, beaucoup de gens se lancent dans les régimes. Ça prend le beach body prêt pour les beaux jours, tsé comment c’est. Ça m’a donné envie de vous raconter ma petite histoire.

L’an passé, à pareille date, je me donnais à fond dans un programme d’entrainement (élaboré par moi-même, qui d’autre?) qui s’est éventuellement avéré être un échec monumental. J’allais au gym tous les deux jours et les journées de repos, je faisais quand même de l’exercice à la maison. J’ai changé drastiquement mon alimentation, j’ai épluché tous les sites de mise en forme pour mettre en pratique chaque petit truc qui aurait pu m’aider à obtenir mon but : être bien dans ma peau.

Je me bats contre mon poids depuis l’adolescence. Des régimes, j’en ai fait plus souvent qu’à mon tour. C’est une éternelle quête de bien-être, pas si tant une question de critères de beauté. C’est compliqué mon truc, parce que parfois j’arrive à bien vivre avec mon corps, tandis que je peux aussi bien le détester à mort une semaine plus tard. Comment est-ce que je peux avoir passé 15 ans de ma vie à faire des régimes et, de toute évidence, toujours refaire les mêmes erreurs? C’est la question que je me suis finalement posée l’an passé quand j’ai sauté un plomb et demi et que j’ai tout arrêté le processus.

échec régime

Cher régime, ça ne fonctionnera pas entre nous. Ce n’est pas moi, c’est toi. Tu es de mauvais goût, ennuyant et je ne peux pas m’empêcher de te tromper.

 

Premièrement, j’ai été extrêmement déçue de moi-même. Plus que toutes les autres fois où j’ai tenté de perdre du poids (je ne dis pas mettre en forme, parce qu’en toute honnêteté, mon but était de brûler les livres en trop et rien d’autre). Je me suis trouvée lâche. Pourquoi? Parce que j’ai vraiment cru que cette fois-là allait être la bonne. J’étais plus motivée que jamais; j’avais une volonté de fer. Quand j’ai quelque chose dans la tête, bonne chance pour me faire lâcher le morceau. Tous les jours, je rédigeais un calepin (chose que je n’avais jamais faite) pour y noter mes progrès. Les journées où ça allait moins bien, j’allais relire quelques pages et le moral revenait. Même chéri était à fond dans l’aventure avec moi.

Mais ça n’a pas fonctionné.

Mon mode de vie intense a duré 3 mois. J’y repense souvent. Normalement, comme toutes les autres fois, je serais en train de me dire que si je n’avais pas abandonné, aujourd’hui j’aurais sans doute atteint mon objectif.

Pas cette fois-ci. Je sais ce qui n’a pas marché. Un moment donné, je pense qu’il était temps que je me plante d’aplomb et que je prenne vraiment la peine d’essayer de comprendre ce que je fais de pas correct. Je suis tannée de la même maudite histoire à chaque fois. Non, maigrir, ce n’est pas facile (que personne ne me dise le contraire!), mais ce n’est pas impossible non plus. Être en perte de poids ça te fait sacrer, ça te met au défi, ça te fait suer et ça teste tes limites. Et si tu ne t’y prends pas de la bonne façon, ce n’est qu’une question de temps avant que le presto saute.

L’échec, il faut le vivre et l’absorber avant d’y trouver la leçon.

Voici ce que j’ai finalement réalisé:

1. La patience est une vertu

Mon point faible, comme bien des gens, est que je veux des résultats dans un délai irréaliste. Comme aucune fibre sportive ne fait pas partie de mon ADN, on s’entend que pour moi, un entrainement c’est pénible. J’ai besoin de savoir que faire quelque chose que je n’aime pas rapporte quelque chose et vite. C’est un peu comme faire des heures supplémentaires et ne pas être payé pour. Ça marche un bout, mais une fille s’écœure. Mon objectif était de perdre 50 livres en 8 mois. Tout le monde me répétait la même chose : « donne-toi au moins un an! » Non. I want it, and I want it now. Je donnais tout ce que j’avais à chaque workout. Je ne comprenais pas pourquoi le chiffre sur la balance ne bougeait pratiquement pas. Jusqu’à la fois où j’ai réalisé que j’utilisais toujours la même machine défectueuse. Je croyais perdre 750 calories par session quand j’en perdais genre 100. Ça, c’est une autre histoire, mais tout ça pour dire qu’en perte de poids, la clé c’est de se donner du temps. Le poids que j’ai perdu en peu de temps l’an passé, je l’ai repris et même plus. Maigrir sainement et efficacement, ça demande du temps et de la patience.

2. Mieux vaut faire un changement à la fois

L’alimentation et l’exercice vont parallèlement ensemble lors d’une perte de poids. Changer drastiquement ces deux aspects à la fois, ça demande énormément de sacrifices et de volonté. Trop pour moi. L’abandon de mauvaises habitudes est primordial pour perdre du poids, mais je crois que la meilleure façon de faire est d’y aller graduellement. Par exemple, changer les habitudes alimentaires petit à petit. Ensuite, introduire l’entrainement. L’idée c’est de progresser et non se lancer dans tout en même temps. Personne ne tient le coup sinon. Je trouvais peut-être ça facile au début, mais ça m’a rattrapé et je me suis défoulée en avalant toutes les cochonneries que me tombaient sous la main. Eh oui.

3. Ça prend des défis

Faire du tapis ou du vélo stationnaire, c’est bien beau, mais le corps s’habitue à tout très rapidement. Il fait constamment le choquer, le mettre au défi. Aller au gym ne suffit peut-être pas pour moi. J’aurais peut-être intérêt à me donner plus de défis personnels. Comme me mettre au défi d’aller courir, par exemple. Ce n’est pas facile pour moi de sortir de ma zone de confort, mais peut-être que si je me mettais la barre toujours plus haute, j’aurais envie de savoir jusqu’où je suis capable d’aller. La mise en forme devient une routine à la longue et ce n’est pas une bonne chose. Se mettre au défi de quelque chose qui semble impossible à accomplir est une excellente source de motivation, ne serait-ce que pour le plaisir de se prouver à soi-même qu’on peut y arriver.

4. Ne pas se vanter de ses prouesses

Je blague un peu, mais je me revois tellement dire à tout le monde à quel point je suis sur une bonne lancée, à quel point je vais réussir une bonne fois pour toutes et bla bla bla. J’en ai mis, du crémage. Ben oui, on voit ce que ça a donné un an plus tard. On repassera pour l’accomplissement. La prochaine fois, je ferai ma petite affaire sans en glisser un seul mot à personne et quand on me dira que j’ai l’air d’avoir perdu du poids, je répondrai « Ah tu trouves? Oui, peut-être, c’est possible ». Sans plus. L’art de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué!

 

La prochaine fois, je me donnerai du temps et je m’accorderai le droit de ne pas être une superwoman qui fait tout en même temps. Je vous en reparlerai si j’obtiens mon objectif, mais seulement après.